Dimanche 6 juillet 2008
La route de jacob s' avéra plutôt longue du fait de la lenteur de sa progeniture et aussi des bêtes qu' ils fallaient soigner et nourrir. Il s'arrêta un long moment dans un endroit qu'il appela Succoth, puis reprit son interminable voyage, et finit par arriver à la ville de Sichem, au pays de Canaan. Il campa dans sa banlieue. Aprés avoir négocié avec les cul terreux du coin, il acheta une portion du champ où il avait dressé sa tente,au fils de Hamor, pére de Sichem, pour cent piéces de monnaie...pas mal négociée, c't'affaire, hein!
Dinah, la fille de Jacob, celle qu'il avait eu avec Léa, s'était mise à faire la belle: et voilà que j'me pomponne, et que j'met mes avantages en valeur; et ils y en avaient croyez  moi! et la démarche...j'vous parle pas de la démarche! elle s'était mise à tortiller du croupion afin d'attirer les regards lubriques de la gente masculine du bled qui n'en demandait pas tant pour admirer sa plastique de rêve.
dans la cité où elle se rendait réguliérement pour faire la culcul avec ses copines, elle fut naturellement repérée par Sichem, fils de Hamor le hivite, un chef de gang du pays. Le gentil garçon, plein d'appêtit, l'attira dans une cave et lui fit son affaire sans lui demander son avis, puis la persuada avec délicatesse et quelques gnons de fermer sa gueule.
 le secret fut sans doute bien gardé, si ce con de Sichem, à force de niquer la belle, n'en tomba amoureux, au point qu'il finit par demander à son mafioso de pére de s'débrouiller pour qu'elle devienne son épouse.
le rendez vous fut prit avec le pére de ,il l'espérait bien, sa future belle-fille.
-" Bonjour, je m'appelle Hamor, le chef de clan des hivites...je vient te voir au sujet de mon fils Sichem et de ta fille Dinah...beau brin d'fille d'ailleurs!
-" Dinah?...ton fils?...
-" Oui...voilà...mon fils...il est tombé amoureux de ta fille...
-" Attend!...attend une minute...mes fils doivent entendre cela...
-" Fait comme tu l'entends."
Jacob fit appeler sa progéniture mâle, afin qu'elle participe au débat.
" Tu peux répéter maintenant...ce que tu m' as dit?
-" Euh!...oui!...mon fils Sichem est amoureux de votre soeur et voudrait l'épouser.
-" Ce ne sera pas possible...
-" Il veut réparer ses erreurs et...
-" Ses erreurs? quelles erreurs?
-" Ben...au début...je dirait qu'il a un peu forcé le destin...
-" ???
-" Faut dire qu'elle excitait un peu tout l'quartier...ça devait arriver!
-" Tu dis que notre soeur, c'est une pute?
-" Non...j'ai pas dit ça mais...
-" C'est quoi le " ça devait arriver" ?
-" Disons...qu'il lui a fait certaines choses.
-" Des choses?...quoi par exemple?
-" Vous me mettez mal à l'aise, vous savez...je ne suis pas trés fier de ça...voila pourquoi il voudrait réparer...
-" En gros, tu viens nous dire, qu'il a sauter notre soeur sans son consentement...c'est ça?
-" C'est à peu prés ça...
-" Il a déshonoré ma fille?
N'éxagérons rien! c'est pas si grave que ça...surtout s'il la prend pour femme...
-" Toi tu trouves que baiser ma soeur c'est pas grave?
-"...Euh...pas autant qu'on pourrait l'croire...
-" Pour nous, mon pote, c'est un putain de sacrilége tu vois...et je ne suis pas certain que moi, et mes fils, on n'aillent pas lui couper les couilles à ton rejeton...
-" Vous feriez une grossiére erreur...voyez vous...ici, je suis un homme puissant...trés puissant...et toucher à mon fils équivaudrait à une déclaration de guerre...je suis certain que vous ne désirez pas la confrontation, n'est ce pas? vous courreriez à votre perte...mais j'vous comprend, je comprend votre douleur et, comme je suis un homme d' honneur, je tient extrémement à ce que mon fils épouse Dinah...de même concluons une alliance: vous pourrez jouir de nos femmes comme nous des votres...je vous accorde même l'autorisation de vivre tant que vous voudrez ici, de faire le commerce qu'il vous sierra, en outre je vous donne en échange de la jeune personne, la somme d'argent que vous me demanderez...voilà...qu'en pensez vous?...la balle est dans votre camp!
-" Nous devons nous concerter, mes fils et moi, avant de te donner une réponse!
-" Je suis patient...faites votre choix...mais faites le bon...sinon...


                                                         A   suivre...
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Vendredi 4 juillet 2008
Un matin, Jacob vit arriver au loin la clique à son frangin, une bande de teigneux prêt à en découdre. il rassembla sa fratrie derriére lui et, pour faire un peu le branleur, il se prosterna sept fois à terre, jusqu'à l'arrivée d'Esaüe..." On ne sait jamais, ça peut marcher " se dit-il.
L'autre se pointe au triple galop, souléve des tonnes de poussiéres, et stoppe à quelques métres du groupe apeurés. Il saute de cheval, sans se casser la gueule, et courre vers son frére:" Là, se dit Jacob...l'affaire est entendue, c'est la fin du voyage! il va faire valser ma tête au milieu du désert." Il ferme les yeux, et tente de m'envoyer une p'tite priére...y bégaye de trouille, je comprend que dalle, mais j'guette l'affaire tout de même...faut-il que j'intervienne maintenant?...j'en sait fichtre rien...heureusement ma réflexion est de courte durée, car, à la surprise générale, Esaü saute au cou de son frére en l'embrassant, le jacob y recule un peu car le frérot y pue un peu du bec, mais j'peux vous dire que ça respire dans l'clan à Jacob...la crotte n'était pas loin...
" Ah! mon frére, que d'années ont passées...j'me demandait si j'te reverrait un jour!...tu m'as manqué sale con...tu peux pas savoir...eh! qui sont ces femmes?...et ces gosses ,derriére?
-" Ce sont mes femmes et mes enfants...
-" pas mal!...les nanas...t'as bon goût mon salaud!
-" J'ai deux femmes Lea et rachel...
-" Enchanté...
-" Les deux autres sont des servantes...
-" Tu les a niquées?
-" Qui?
-" Les servantes ducon! je me doute bien que tes femmes....
-" Ben oui!...leurs enfants sont aussi les miens...
-" Ah! d'accord! Eh bé mon salaud!...quand j'pense que tu t'es barré puceau et que tu r'vient avec un harem...j'me dit qu't'as fait du chemin...dit donc tu t'en sert encore?
-" De quoi?
- " De tes servantes ballot! tu pourrais m'en prêter une!
-" Ben...c'est que...
-" mais non! j'déconne!"
Chacune des femmes de Jacob vînt se prosterner devant l'rouquin...ah! oui! vous vous souvenez...le frangin...Esaü...il était rouquibi...ça yest ça vous r'vient...et, chacun des fils de Jacob en fit de même.
" Bon ça va! tu vas pas me faire lécher les bottes par toute ta tribu!...parle moi plutôt de tout ces gugusses que j'ai croisé en venant par ici...et de tous les troupeaux qu'ils m'offraient...en ton nom...c'est quoi ce cinoch?
-" Ce sont des cadeaux pour trouver faveur à tes yeux!
-" Faveurs?...tu crois que moi, Esaü, j'ai besoin de ces quelques têtes de bétails...tu plaisantes où quoi?...j'en ai à revendre, alors s'il te plaît, garde tout ça, c'est à toi!
-" Non! non! si tu m'as pardonné, alors accepte ce don de ma main! tu m'as accueilli avec plaisir...alors c'est à toi!
-" Bon...si t'insiste...j'voit pas ce que j'vait en foutre, mais bon...
-" C'est d'bon coeur...
-" M'ouais...bien! on va p'tét décoller d'ici, car j'commence à m'languir de chez moi...j'va partir en avant, t'auras qu'à me suivre!
-" Euh! d'accord...mais...ça risque d'être un peu plus long pour moi...
-" Pourquoi?
-" Ben...j'ai des gosses, et des p'tits dans le lot, ça demande des soins les marmots...et j'ai aussi du bétail...des brebis et des femelles de bovins: elles allaitent et si j'vait trop rapido...le p'tit bétail y va crever, pour sur! si tu veux passer devant et te magner le train pour rentrer chez toi plus tôt, fait le...moi j'va traîner un peu à l'allure du p'tit bétail et des enfants, jusqu'à ce que j'arrive à Seïr.
-" Ouais ...ben...fait comme tu t'sents...moi j'ai envie de rentrer, et j'va pas serpenter dans l'désert comme un blaireau, croit moi!
-" Va z'y frérot, t'occupes pas de moi!
-" O.K. à la r'voyure alors! fait gaffe à tes miches...car il y a des malfaisants sur la route!
-" T'inquiétes! allez bye!


                                                                        A   suivre...
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Jeudi 3 juillet 2008
Au cours de la nuit, jacob éveilla ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants; il leur demanda de les suivre sans bruits pour ne pas réveiller tout le campement. Il s'était dit, ma foi, que, s'il fallait sauver quelqu'un dans cette affaire, autant sauver sa famille. il traversa le gué de jabboc, puis envoya les siens de l'autre côté du ouadi.
Resté seul, il fit demi-tour pour rentrer au camp. Au detour d'un chemin, un homme lui sauta dessus et commença à lutter à mains nues contre lui:" Putain! t'es qui toi? l'blaireau de service ou quoi?
-" Bat toi mec! je vait te mettre une branlée c'est sur!
-" T'es givré mon beau! pourquoi tu veux la baston?
-" Cherche pas à comprendre et bat toi pédale!"
Les deux couillons s'empoignérent, roulérent dans la poussiére; la rocaille entama leurs chairs " ouille! ouille! ouille! ", les buissons épineux lacérérent leurs peaux " aïe! aïe! aïe!", et ce durant la nuit entiére; mais aucun d'eux ne prit l'avantage. L' inconu, enervé finit par toucher du doigt la jointure de la cuisse de Jacob et celle-ci se démit; Jacob se roula au sol en hurlant de douleur:" ah!...la vache!...qu'est ce que tu m'a fait espéce de fumier! aïe! putain! ça fait mal!
-" T'as pigé, maintenant , qui c'est l'plus fort! On arrête la ...laisse moi partir,il va faire jour!
-" Mon cul oui! te laisser partir? tu peux toujours courir...avec le coup d'pute que tu m'a fait, j'vait te crever ouais!
-" Quel est ton nom ami?
-" Ami?...Tu t'prends pour mon pote maintenant?
-" Donne moi ton nom!
-" J'm'appelle Jacob...et tu vas t'en souvenir...croit moi!
-" Jacob...désormais tu t'appelleras Israël
-" il est beau lui...et pourquoi tu veux me donner un autre blase?
-" Parce que tu as lutté avec Dieu toute la nuit sans jamais faiblir.
-" Dieu?...tu t' prends pour Dieu?...qui t'es à la fin?
-" Peu importe mon nom...je te béni Israël.
-" Arréte! je m'appelle pas Israël!
-" Si!
-" Non!
-" Hé! d'accord j'chui pas Dieu, mais il m'a filé sa puissance...il te reste une guitare et ch'rai pas étonné si tu r'partais chez toi en rampant...Israël.
-" C'est bon, t'énerve pas...Jacob, Israël, c'est du Kif kif; j'en ai rien à foutre aprés tout."
L'adversaire de Ja...d' Israël se fit la tangente dés les premiers rayons de soleil, laissant là le pauvre bougre avec sa jambe en vrac. Appuyé sur un bâton, il se résolut à retourner chercher Léa, Rachel et les enfants pour repartir au camp afin de se soigner. Avant de s'en aller il nomma l'endroit " Péniel " en souvenir de sa lutte avec le type. Et j'va vous dire un truc, c'est depuis ce temps là que la descendance d' Israël jusqu'à ce jour, n'ont pas coutume de manger le tendon du nerf de la cuisse situé à la jointure. Eh ouais! c'est tout con! comme quoi...
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Samedi 24 mai 2008

petite promo pour un garçon que j'apprécie beaucoup pour sa gentillesse et ses qualités d'artiste; il est auteur compositeur interpréte. Il vient d'enregistrer son premier album qui sortira en juin a la FNAC; il s'est investi énormément, humainement et matériellement sans aucun piston ,dans cette entreprise. Si vous aimez la soul, le zouc et le reggae allez donc visiter son site et écouter ses morceaux, vous ne le regretterez pas...et un petit mot d'encouragement serez le bienvenue. merci a tous  

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=317231574
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Vendredi 16 mai 2008
- " Bon! faut qu'on trouve quelque chose...sinon...
-" moi j' dit qu'on devrait s'tailler!
-" ta gueule! laisse moi réfléchir.
-" Si on part maintenant...
-" Eh! tu m'gonfles là!...je sais ce qu'on va faire dans l'immédiat...
-" On s'tire?
-" On s'divise en deux camps égaux: la moitié des bêtes, des hommes, on s'met à bonne distance les uns des autres et, si Esaü tombe sur l'un de nous, y pensera nous avoir tous ratatinés et l'tour est joué; on sauve une partie de nos richesses...
-" C'est con comme idée! y'en a la moitié qui créve et l'autre qui pleure. tu parles d'un coup de chiasse...et si y s'rend compte de la supercherie, y finit l'travail dans la foulée...on f'rait mieux de s'casser!
-" fait pas chier, c'est moi qui commande!"
Au soir, jacob, scrutant d'un air inquiet l'horizon, m'adressa une p'tiote priére:" euh...Seigneur...t'es là?...je comprend que dalle à ce que tu veux...tu m'dit: fait tes valises et r'tourne chez toi, t'as rien à craindre, j'te protége...et aujourd'hui, j'ai mon frangin qui déboule avec quatre cent assoifés de sang...en attendant j'ch'ui obligé de partager mes biens en deux...je chie dans mon froc...on risque de s'faire massacrer...c'est quoi ton plan?...si j'ai bien compris, au départ t'es sensé m'protéger? hein?...dit quelque chose...me laisse pas comme ça...c'est ton idée tout ce bordel! alors dépatouille moi...bon d'accord! comme d'hab, tu veux pas m'répondre...j'le sais en plus...ch'ai pas pourquoi j'me fait chier à essayer d'engager une conversation sérieuse...tu m'réponds jamais...à croire que tu ne peut pas m'piffrer!...d'accord!...d'accord! j'me démerde...te dérange surtout pas pour moi, ça pourrait te donner des ampoules aux pieds...tant pis!...on va s'faire exploser la gueule et pis c'est tout!...tu viendras pas dire que j't'avait pas prévenu...hein?...toujours rien? tu fait l'muet ! même pas un p'tit signe...O.K...O.K....j'ai compris!"
Y m'amusait ce con! j'était prét à lui répondre pour le rassurer, mais j'trouvait plus rigolo de ne rien dire. d'ailleurs, tout l'paradis suivait les aventures du Jacob avec beaucoup d'intérets; aussi pour ménager le suspens, j'avais décidé de ne pas intervenir dans les affaires de famille...et la suite me donna raison.
Au matin, Jacob, qui avait gambergé toute la nuit, fit sortir de ses troupeaux, deux cent chévres et vingt boucs, deux cent brebis et vingt béliers, trente chamelles et leurs petits, quarante vaches, dix taureaux, vingt anesses et dix anes.
Chaque troupeau fut remit à un de ses serviteurs, auquels il dit:" voilà ce que je veux que vous fassiez les gars: vous allez partir en avant chacun votre tour avec un troupeau...
-" dans quelle direction?
-" Au devant de mon frére et....
-" Mais...on va s'faire égorger!
-"...Vous laisserez une bonne distance entre vous...
-" Ah! d'accord! on va au casse pipe quoi!
-"...Quand vous verrez Esaü, vous lui direz...
-" On aura p'tét pas l'temps d'lui dire quoi que ce soit!
-"...Les bétes que tu vois, appartiennent à ton serviteur et frére, Jacob...
-" ca, ça va l'énerver...
-"...Il t'offre ce troupeau en signe d'amour pour son frére...
-" Tu parles Charles!...
-" Vous avez compris!...alors, en route!...non! pas toi l'artiste!
-" Moi?...
-" Oui toi! qu'a ramené ta gueule pendant que j'donnait les ordres!...approche!...
-" Euh...
-" Démerde toi! approche! j'ai deux mots à te dire..."
Quand le type fut assez prés,Jacob lui balança un grand coup de latte dans les joyeuses, suivi d'un bourre pif dont il avait le secret.
" Ecoute moi bien Dugland, la prochaine fois que tu la raménes quand j'cause, c'est moi qui t'égorge! capito?
-" Oui...oui! seigneur et maitre j'le f'rait plus...promis!
-" Alors on s'est bien compris! allez dégage! et fait bien ce que je t'ai dit...sinon...couic!
-" Te fait pas d'bile...
-" Moi j'm'en fait pas mon pote!
-" Tu n'auras pas à te plaindre de moi...
-" je l'espére bien...je l'espére bien...


                                            A   suivre....
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Jeudi 1 mai 2008
Tout heureux de s' en tirer à si bon compte, le messager de Jacob prit congés d' Esaü, mais en bon serviteur qu'il était, avant de partir, il décida de rester encore quelques temps dans les parages, afin de surveiller l'attitude de tous les fils de putes qui créchaient dans les environs. Bien lui en prit, car au bout de quelques heures, régna en ces lieux une effervescence inhabituelle : " qu'est ce qui s'passe ? questionna t-il, pourquoi tout ce ramdam?
-" Ch' ai pas...y parait que l'chef y prépare une expédition...on dit qu'il aurait réunit quatre cent hommes armés jusqu'aux dents et qu'il partirait incessement....
-" quatre cent ?
-" ouais...c'est du sérieux...ça nous prépare une belle boucherie c't'affaire!
-" Vache!...
-" comme tu dit!"
le retour du messager fut beaucoup plus rapide que prévu; il galopa ventre à terre, jour et nuit, et c'est vanné qu'il se présenta au devant de Jacob.
-" Alors vieux...quelles nouvelles?
-" Ch'ai la bouche un peu chéche patron!
-" Qu'on apporte à boire à ce valeureux!
-" Merchi chef!"
Il s'enquilla derechef une cruche de pinard et s'écroula dans le sofa.
-" Alors?...tu t'sens pas trop géné là? hein?...ça va, t'es à l'aise?
-" Ch'ui crevé moi...j'ai cavalé sans m'arrêter...
-" Bon! bon! passons...crache le morceau!
-" Voilà...j'ai vu Esaü...sois dit en passant, j'ai failli me faire couper la tronche par un espéce de connard à sa solde et...
-" Tu vas parler merde!
-" Oui...oui...donc j'lui dit ce que vous m'avez dit d'lui dire...y réflechi...pis...y m'dit...j'va voir ce que j'peux faire...et y m'vire...
-" ??? et aprés?
-" Moi...malin...je reste et j'observe...j'vois des cavaliers déboulés dans tous les sens...des tranches de cakes, j'vous dit pas...et armés jusqu'aux bout des ongles...bref, ça bouge sérieux dans l'bled...je m'interroge " qu'est ce qui se passe?...
-" Abrége!
-" Je choppe un gueux du coin ...je l'questionne...et devinez c'qui m'dit?
-" On en sais rien...on n'est pas là pour jouer aux devinettes...accouche!
-" Y' m'dit qu'y'a Esaü qui veut s'faire une tite sauterie avec quatre cent gugusses, les plus rigolos de la contrée...
-" Tu veux dire qu'il vient par ici avec une armée?
-" Euh...ouais...c'est à peu prés ça...
-" Bordel à cul! y va nous étriper ce con...nous hacher menu...c'est un vrai teigneux! faut trouver une solution...
-" j'en ai une!
-" Laquelle?
-" On plante tout ici, et on décampe à toutes jambes de là...chacun pour soi!
-" Mauvaise idée!
-" J'la trouvait bonne moi...


                                                A   suivre...
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Mercredi 30 avril 2008
Le lendemain, Laban embrassa ses filles et ses petits enfants, puis il prit le chemin du retour. Le chapitre était clos: il n'irait plus emmerder jacob.
Avant de partir lui aussi, jacob baptisa son campement, le " camp de dieu" ou " Mahanim" c'est au choix; ce nom bizarre fut donné parce que...y parait...qu'il aurait vu des anges...??? j'chai pas si c'est vrai...j'ai jamais eu d'écho de ça! mais bon...
Pendant le voyage qui menait jacob vers son pays, des messagers furent envoyés vers Esaü son frangin: vous vous souvenez, cet espéce d'ours mal léché qui voulait en découdre avec Jacob. Il créchait au pays de Séïr dans la campagne d' Edom, vous voyez où ça se trouve?...non?...bon!...prenez par exemple le désert...vous foncez tout droit, sans vous retourner...euh...au troisiéme oasis, vous prenez à gauche...à trois jours de chameau, c'est à droite...???...non!...à gauche....ensuite...non, je m'trompe, c'est bien à droite...p'tet bien qu'c'est à gauche...???...à droite?...j'chai plus moi merde!...r'gardez la carte bordel! c'est quand même pas compliqué!
" Esaü! Esaü!...où il est c'con là?...Esaü!
-" Ouais! ouais! putain, quel est le casse couille qui vient m'emmerder quand j'tire un coup?
-" C'est moi! remballe ta queue, et améne ton cul, y'a un messager qui veut t'parler.
-" J'ai pas envie d'parler...coupe lui la tête!
-" Comme tu veux, mais...c'est ton frére qui l'envoie!
-" Attends!...???...mon frére tu dis?
-" Ouais!...Jacob...le péteux.
-" Améne le, que j'écoute ce qu'il a à m'dire, ensuite...on verra..."
Le messager fut introduit sans grand ménagement dans la tente d' Esaü. Il s'agenouilla à terre en saluant le maitre des lieux sans relever la tête:" béni sois tu mon seigneur, voilà que mon maitre aprés une longue absence m'envoie auprés de toi pour te parler...
-" Parle!...et vite j'ai pas qu'ça à foutre.
-" Il veut te faire savoir, qu'aprés tant d'années passées chez Laban, son oncle...votre oncle...le voilà de retour avec du bétail de toutes sortes, des serviteurs et servantes, des femmes et enfants et...un max de thunes...
-" Ouais et alors?
-" Il désirait que tu ais la primeur de cette nouvelle, afin de clore la querelle qui vous oppose...j'continu?
-" oui!
-" Il aimerait trouver faveur à tes yeux...voilà, Seigneur, la raison de ma présence ici.
-" J'lui coupe la tête? hein?
-" Attend un peu toi!...et ensuite?
-" il aimerait te rencontrer et parler avec toi si tu le désire!
-" Bon! et maintenant...j'lui coupe la tête?
-" Gardes!
-" Oui seigneur!
-" Emmenez ce con!
-" Le messager?
-" Non! le guignol qui m'gonfle depuis ta l'heure...y veut voir tomber une tête...y verra la sienne! allez! ouste!
-" Eh! chef! c'était pas prévu comme ça!
-" T'avais qu'à fermer ta gueule...ici c'est moi qui décide...hop! du balai!
-" Bon! toi! tu vas r'trouver ton maitre, et tu lui dit que j'réfléchi à sa proposition!
-" Soyez béni de m'avoir accordé la vie sauve!
-" Tire toi! avant que j'change d'avis!


                                                      A   suivre...
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Mercredi 30 avril 2008
-"...Ca m'a fait mal quand j'ai vu que vous étiez partis...j'me suis un peu énervé...faut m'comprendre...
-" Là, on tombe dans l'mélo...continu, tu vas m'faire chialer!...
-" on devrait pas se prendre la tête tous les deux...
-" Ho! et qui c'est qui s'prend la tête? hein? c'est pas moi qui déboule comme un dingue avec une bande de crétins armés jusqu'aux dents, prét à m'passer à la moulinette!
-" d'accord! j'ai un peu déconné...
-" Elle est bonne celle là! il recrute tous les barjots du coin, il me les lache au cul, et aprés y'm' dit" excuse moi, j'déconne"...t'as quoi dans l'citron?
-" J'le f'rait plus, promis!
-" Ouais!...ben...tu fout l'camp avec tout tes tarés et tu m'laisses vivre ma vie avec ma famille...
-" J' chui d'accord, mais avant, j'te propose une alliance...en souvenir du bon vieux temps...
-" une alliance?...O.K. j'veux bien mais...si tu la respectes...
-" promis, juré...
-" Bon...qu'est ce qu'on fait?
-" Euh!...on a qu'à dresser une pierre comme une colonne...
-" Mes serviteurs vont s'en charger...eh! les mecs!...trouvez moi une pierre qui ressemble à une colonne et...dressez-là...
-" Et aprés? une fois qu'elle est dressée?...
-" ???...ch'ai pas...
-" Toi et tes idées à la con!...bon! j'va débrouiller...euh...quand vous aurez fini avec la pierre...trouvez en d'autres plus petites et faites en un monceau tout autour...maniez vous l'train, on va pas y passer la nuit!
-" Eh! tu sais pas ...on l'appellera Jégar-Sahadula...
-" Mon cul! beau pére...c'est mon campement, c'est moi qui décide...
-" et tu veux l'appeler comment toi?
-" Galéed...
-" Galéed?...c'est quoi ça?...le nom d'ton chien?
-" Va te faire foutre! ce sera Galéed...
-" Ho! Ho! si tu veux...on va pas en faire un fromage! va pour Galéed...j'm'en fout moi...
-" Ouais! ben...tu vois le tas de caillasses...eh ben, ce s'ra la frontiére entre toi et moi...
-" Ouais! t'as raison...moi Laban, j'mettrai pas un pied dans ton coin...ton dieu m'est témoin!...même pas une p'tite couillette, je reste par ici et toi par là...sauf...
-" sauf quoi?
-" sauf si j'apprend qu'tu mets des branlées à mes filles ou qu'tu les fait cocues...là, vieux, j'déboule avec une armée aussi nombreuse qu'un nuage de sauterelles, et ...on s'met tout c'qu'on a sur la gueule...d'accord?
-" ouais! ouais! c'est bon j'chui d'accord!...euh...on s'est tout dit là?...bien!...on va s'faire une p'tite bouffe pour sceller notre accord...ça t'va?
-" Bonne idée...moi du moment que j'bouffe ou que j'picole ça roule toujours!


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Jeudi 17 avril 2008
Sans se douter que sa femme Rachel était la coupable du larcin, Jacob permit à Laban la fouille de son campement. Tout y passa: chaque tente de chacun des membres de son clan, y compris celle de son gendre et de ses filles. Rien, peau de balle, Le Laban y l'avait fait chou-blanc et pour cause! La rusée rachel, sentant venir la merde, avait planquée les Téraphims dans le panier de la selle de son chameau et, perfide qu'elle était, elle avait laissée posée son cul dessus durant toute la perquise.
laban énervé et vexé du fiasco qu'avait engendrée sa demande, s'adressa à sa fille:" tu pourrais pas descendre de ton putain de chameau, et m'aider à récupérer mon bien!
-" j'peux pas...
-" Tu peux pas? et pourquoi ça tu peux pas?...tu t'es collée l'cul sur la bestiole?
-" Non!...non!...c'est pas ça...
-" C'est quoi alors?...putain de merde! descend d'là!!
-" J'peux pas, j'te dit...j'ai...mes...tu sais...
-" Non! j'chai pas?...qu'est ce que tu m'racontes?...c'est quoi ton charabia?
-" C'est...les trucs de filles...et...si j'descend, j'va en mettre partout...
-" Les trucs de filles?...??...les...tes...trucs...mensuel?
-" Voilà! t'y est!...t'as enfin compris!!! c'est pas trop tôt...tiens! v'la mon Jacob...il a l'air un peu vénére!...si tu veux mon avis, ça va barder!
-" Laban!!...alors là, mon p'tit pére, tu commences sérieusement à m'les briser!...monsieur déboule ici comme un dingue, il m'accuse de l'avoir détroussé...il fouille mes affaire, fout le boxon au quatre coins de mon camp!...et v'la t'y pas que cet emmerdeur s'en prend à rachel, sa propre fille!...tu trouves pas que tu en a assez fait ?...j'te l'dit tout de suite, si tu n'arrêtes pas ton cinoch, j't'explose la gueule...
-" Mais...
-" Quoi! mais!...t'as trouvé quelque chose?...hein!...rien! que dalle!...ça fait maintenant vingt ans que tu me fais chier! vingt ans que j'm'occupe de ton bétail de merde! vingt ans que tu m'couilles la gueule et, si j'm'était pas démerdé pour obtenir une compensation, tu m'aurais laissé partir comme ça, comme un clodo...sans rien...tu sais ce que t'es...un rat...un putain de rat de merde!...et maintenant, tu sais ce que tu vas faire?...tu vas m'lacher les basketts, et tu vas r'tourner avec tes bouseux!...et s'il et plaît, oublie moi...compris!...OUBLIE MOI!!
-" Te fache pas fils!
-" Ah! tu m'appelle fils, maintenant?
-" T'es un peu l'mien...depuis l'temps!
-" C'est ça...et c'est r'parti les violons...t'arrêteras jamais toi?
-" je sais, je ne suis pas toujours facile...
-" Ah! ça!...c'est l'moins qu'on puisses dire!
-"...Un peu bougon, certes!
-" Un peu?
-" mais j't'assure que j'ai un bon fond...
-" Ouais! ben...ça s'voit pas...ton bon fond, ce s'rait plutôt les Abysses!...
-"J'chui un pére, merde! j'aime mes filles...mes p'tits enfants!...mon...gen...dre...et j'veux votre bonheur!
-" Ch'ai pas pourquoi, mais j'ai du mal à t'croire...


                                                           A   suivre ...
par munsch alain publié dans : ecritures
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Samedi 29 mars 2008

-" Sinon?...tu nous réduit en poussiéres comme l'autre!
-" Ouais, ça s'pourrait...a moins que...j'vous transforme en limace...ou en ver de terre...ch'ai pas, j'verrai...
-" Bon! bon! d'accord j'le laisse tranquille, mais y faut que j'lui cause...
-" J'veux bien, mais si jamais tu l'embrouille...
-" T'inquiéte, j'serait gentil tout plein!"
La rencontre eut lieu sous la tente de Jacob qu'il avait dressé dans la montagne:" pourquoi tu t'es tiré comme un voleur en emmenant mes filles et mes petits enfants?
-" J'avait entendu dire que tu voulait me zigouiller.
-" Et tu l'a cru?
-" Ben ouais!
-" Hum!...c'est vrai que maintenant...vu l'entourloupe que tu m'as fait, j'pourrait te faire la peau...mais...ton Dieu...il est v'nu me rendre visite...
-" Ah ouais! et comment y va?
-"Y m'a d'mandé de te laisser vivre!
-"T'as engueulé du pinard avant d'venir?
-" Non! pourquoi tu dis ça?
-" Comme ça...une idée...
-" Tu peux l'remercier...
-" Qui?
-" Ben...ton Dieu!
-" Ah! ouais! mon Dieu!...
-" S'il n'avait pas été la, t'étais transformé en boudin!
-" Ouh la la! tu fais peur!
-" C'est ça! fait l'cakos!...
-"Bon! qu'est ce que tu m'veux?
-" Que tu m'rendes mes Dieux que tu m'as chourave.
-" Tes Dieux?
-" Ouais...mes Dieux!
-" J'les ai pas tes merdes...qu'est ce que tu veux que j'en fasse?
-" Ch'ui sur qu'ils sont ici!...
-" Tu m'crois pas? tu penses que j't'ai pris tes saloperies!...et pour quoi faire? hein? ça vaut pas tripettes tes machins.
-" Si c'est pas toi,...c'est un de ta bande alors!
-" Tu m'fais chier! fouille le campement si tu penses que j' les aient...si tu trouves l'enflé qui a osé te dépouiller, j'te donne sa tête...ça t' va ?
-" O.K. ça marche!

 

                                                                A suivre...

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